Davy Sur

C'est aujourd'hui auprès de One Million Faces que l'on peut écouter et voir -par son sens inné du mouvement- toute la polyvalence de ce musicien français. Que ce soit quand il compose ou quand il évolue derrière son set de percussions atypiques (hybridation d’une batterie déconstruite, d'un ghatam, d’un cajon andalous, de ghungroo indiens aux pieds, de cymbales jazz artisanales), aux baguettes ou aux doigts, par mosaïque d’influences méditerranéennes ou indiennes, c'est par un jeu nuancé toujours délicat, précis et plein de vibrations qu'il s'exprime.

 

 Son expression, il l'acquiert au cours de ses nombreux voyages à travers le monde, par des rencontres mais surtout grâce à toutes ces années de recherche musicale car c'est le chemin de l’autodidactie qu'il emprunte par conviction dès sa rencontre avec la musique. Cette passion de "créer" ses rythmes, de composer, ne le lâchera plus.

 

De New-York à Bénarès, d'Istanbul à Lombok, il trouve des couleurs musicales, des épices pour les "cuisiner" à sa manière dans ses compositions rythmiques et mélodiques. Là où il va il partage la scène avec divers musiciens de styles différents, du jazz sous sa forme la plus contemporaine à des musiques d'influences africaines, cubaines, flamenco, perses ou encore indiennes.

 

 

En Inde il rencontre le Pandit Kishore Kumar Mishra (Université indoue de Bénarès), à New-York Vince Chirico (Ray Barreto) ou encore Peter Retzlaff. Tous l'encouragent et l'aident à forger un jeu personnel, à développer son style. Un style qui l'emmène aussi à composer et à jouer pour des compagnies de danse et des projets cinématographiques.